ENSEIGNEMENT, RECHERCHE, SANTÉ

L’enseignement supérieur, la recherche et la santé font partie des grands chantiers du président Ali Bongo Ondimba. Depuis 2009 et son accession à la tête de l’Etat gabonais, de nombreux projets se sont concrétisés.

La santé

Chiffres-clés :

  • Population totale : 1 545 255 hab. (2010)
  • Croissance démographique : 2,025 % (2010)
  • Population urbaine : 80 % (2010)
  • Taux de fécondité : 4,62 enfants/femme (2010)
  • Espérance de vie (en 2010) : 60 ans pour les hommes 64 ans pour les femmes
  • Mortalité infantile pour 1000 : 66
  • PIB/habitant (2010) : 3 500 milliers de FCFA

Le gouvernement du Gabon considère la santé comme une priorité. Fin août 2008, le Gabon a accueilli la première conférence interministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique, organisée en collaboration avec l’OMS et le Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Programme pour la santé du Président Ali Bongo Ondimba en 2009

“Concernant la santé, il nous faut nous attaquer en priorité à la pandémie du sida qui touche encore plus de 7% de la population. Des mesures énergiques de prévention et de traitement seront mises en œuvre, de manière à inverser rapidement la tendance. J’en ferai une affaire personnelle.”  

Extrait du Projet de Société du Président Ali Bongo Ondimba, Axe 3 : “Lutter contre les inégalités, la pauvreté et l’exclusion”

Le plan stratégique de la santé regroupe trois aspects sur le plan national, régional et sous régional. L’objectif de ce plan est de faire du Gabon une plate-forme de tourisme médical dans 5 ans.

En 2009, la carte sanitaire a été réorganisée et se déploie sur l’ensemble du pays :

  • Dispensaire
  • Centre médical
  • Centre départemental
  • Centre hospitalier régional et les centres hospitaliers universitaires (CHU).

L’enseignement supérieur

Dès son accession au pouvoir le Président Ali Bongo Ondimba confirme son souhait exprimé pendant qu’il faisait campagne de transformer en profondeur le système éducatif afin que les Gabonais et Gabonaises puissent bénéficier d’un système de référence et de qualité. Le 17 mai 2010, le gouvernement organise des Etats généraux puis, un mois plus tard, débloque 155,9 milliards de FCFA destinés à financer la mise en œuvre des grands projets du gouvernement, et notamment dans les domaines de la formation et des infrastructures. En deux ans, cet investissement colossal permet de lancer des chantiers et de mettre en place des réformes utiles. Surtout, il débouche sur une nouvelle loi qui révolutionne le système éducatif gabonais : la loi 21/2011Promulguée le 14 février 2012, elle offre de nouvelles perspectives, notamment celle de faire que l’éducation dispensée aux petits comme aux grands soit en parfaite adéquation avec les besoins en développement du pays.

Avec un taux d’alphabétisation d’environ 86% et un taux de scolarisation de 90%, l’ouverture et la qualité du système éducatif gabonais sont une réalité. Les diplômes gabonais sont reconnus à l’étranger, et des conventions d’échanges et de formation avec la France, le Canada et l’Union Européenne permettent chaque année à des étudiants gabonais de compléter leur cursus par une expérience à l’étranger.

De plus, de nouveaux articles de la loi 21/2011 vont faire évoluer le système éducatif gabonais en 2013 comme la suppression du concours d’entrée en 6ème ou l’organisation du baccalauréat en 2 parties. En attendant, le système LMD (Licence, Master, Doctorat) à la faculté et la construction de pôles d’éducation d’excellence sont en cours

La recherche

L’Etat soutient activement la recherche au Gabon. Un budget de 171 000 000 de francs CFA est ainsi dédié à la réalisation de projets scientifiques ou médicaux.

Deux grands organismes de recherche sont présents au Gabon :

  • Le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) : Etudes fondamentales et épidémiologiques centrées sur les rétrovirus (SIDA…), les virus des fièvres hémorragiques (Ebola…), la parasitologie (paludisme, trypanosomiase…) ou encore la drépanocytose ;
  • Le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST) : Elaboration de projets de planification de la recherche scientifique ; coordination et exécution des programmes de recherche ; promotion des échanges entre chercheurs nationaux et internationaux ; établissement d’un réseau d’informations scientifiques et techniques.

Le CENAREST est composé de 5 grands instituts de recherche :

  • L’Institut de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle (IPHAMETRA) :Etude des herbes et des plantes médicinales, alimentaires et toxiques ; exploitation de la flore gabonaise par des études scientifiques ; mise au point d’une pharmacopée gabonaise ;
  • L’Institut de Recherches Agronomiques et Forestières (IRAF) : Développement des recherches sur les productions végétales, animales, forestières, halieutiques et sur l’économie rurale pour le développement économique et social du Gabon ; étude de projets dans les domaines agronomique et forestier, promotion de la coopération scientifique interafricaine et internationale.
  • L’Institut de Recherche en Sciences Humaines (IRSH) : Etudes de thématiques et problématiques de recherche en lien avec la nature de l’homme et des rapports de celui-ci avec la société dans laquelle il vit, dans le souci du développement économique, social, politique et scientifique du Gabon ;
  • L’Institut de Recherche sur l’Ecologie Tropicale (IRET) : Etude du fonctionnement global des écosystèmes du Gabon, de leur stabilité et de leur potentiel de transformation ;
  • L’Institut de Recherche Technologique (IRT) : Etude des matières premières disponibles sur le sol et le sous-sol gabonais et de l’intérêt de leur transformation industrielle ; promotion d’une collaboration étroite entre la recherche des technologies adaptées et l’industrie en exploitation au Gabon.