AGRICULTURE

Depuis 2009, le Président Ali Bongo Ondimba a décidé d’inscrire le développement et la promotion d’une agriculture intensive, durable et compétitive au rang de ses priorités stratégiques. Pour y parvenir, le pays peut s’appuyer sur un patrimoine naturel à fort potentiel et sur des partenariats de qualité avec l’international.Le Gabon couvre une superficie de 267 667 km2, dont environ 80% est constituée de forêt équatoriale (la moitié à l’état primaire). Le couvert forestier du Gabon représente 22 millions ha. Le pays dispose de ressources naturelles et de conditions climatiques incontestables, de vastes étendues verdoyantes de terres arables et d’un environnement propices au développement des activités pastorales et halieutiques.Plus de 2 millions d’hectares sont cultivables pour les cultures industrielles telles que : café, cacao, hévéa, huile de palme, qui sont exploitables selon les normes environnementales. Déjà de grands groupes internationaux, confiants dans ces nouveaux débouchés, y ont investi plus d’1 milliards de dollars. Actuellement le secteur agricole emploie environ 95 % de la population gabonaise, bien qu’il ne contribue qu’à 5 % du PIB. Les cultures vivrières sont les productions principales au Gabon.

L’agriculture gabonaise, c’est :

  • Une politique visant à favoriser l’exploitation et la valorisation locale des ressources ;
  • Un potentiel exploitable de 12,5 millions hectares (les ¾ de la forêt sont donc exploitables) ;
  • Une agriculture de type pluvial : pluviométrie annuelle abondante et variable (1 803 mm/an) ;
  • La revalorisation des cultures de rente pour une agriculture ciblée ;
  • L’amorce d’une industrialisation agro-alimentaire par l’aménagement de terres agricoles et d’infrastructures logistiques associées (création des ZES).

La stratégie agricole gabonaise repose sur quatre axes prioritaires :

  • La promotion d’une agriculture périurbaine adaptée aux besoins des populations pour la réduction des  importations de produits agricoles et l’établissement  d’une autosuffisance alimentaire ;
  • La transition vers une agriculture en zone rurale, qui repose sur une technologie moderne et diversifiée ;
  • La création d’une industrie d’exportation durable et créatrice d’emplois : l’agriculture intensive permettra au Gabon de devenir un pays exportateur de produits agro-industriels, dans le strict respect des normes agricoles et de développement durable ;
  • Une politique de Formation, Recherche et Encadrement.

Les instruments d’appui à l’agriculture gabonaise :

Afin de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire du Gabon, à la réduction de la pauvreté et à l’augmentation de la part de l’agriculture dans le PIB du pays, le Gabon a mis en place certains instruments d’appui au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement Rural tels que :

  • L’Institut Gabonais d’Appui au Développement (IGAD) a lancé en 2011 le PRODIAG (Projet de Développement et d’Investissement Agricole), financé à hauteur de 79% par un prêt contracté auprès de l’Agence Française de Développement et par l’Etat gabonais à hauteur de 21%. Il est prévu jusqu’en 2015 et son objectif est :

–    De renforcer les capacités des acteurs privés et associatifs des filières prioritaires afin d’optimiser le développement durable de la filière agricole ;
–    D’apporter un encadrement technique aux créateurs de petites et moyennes entreprises (PME) du secteur agricole et para-agricole, sachant que l’activité agricole nationale s’articule autour de quatre (4) types de cultures à savoir : les cultures maraîchères, les cultures vivrières, les cultures de rentes et les cultures fruitières.

  • Le programme agricole de sécurité alimentaire de croissance (PASAC) mis en place pour donner à l’agriculture une nouvelle impulsion, ce en favorisant l’augmentation des investissements dans le secteur et en développant une politique de proximité et d’assistance aux agriculteurs. Ses objectifs sont de mettre en œuvre un programme national de sécurité alimentaire (PNSA) ; de soutenir la réhabilitation des exportations agricoles en difficulté (PREA) ; et d’initier et conduire un programme agricole de production intensive (PAPI).
  • L’assistance de la FAO qui intervient dans plusieurs domaines :

–    Dans le cadre de la mise en œuvre d’un Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) ;
–    Dans le Programme régional pour la sécurité alimentaire (PRSA), composante du Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes (EMPRES).D’où la création de 5 grandes zones agricoles sur l’ensemble du territoire national, destinées à assurer l’autosuffisance alimentaire du pays. Les retombées à moyen et long terme de ce choix politique et stratégique ont pour corolaires la création d’emplois, la redistribution des richesses et la diversification des moteurs de croissance de l’économie nationale.